MENA Newswire News Desk : Les investissements mondiaux dans les technologies à haut rendement énergétique ont augmenté de 4 % en 2024, atteignant un niveau record de 660 milliards de dollars, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Le rapport annuel de l’agencel’efficacité énergétique 2024met en évidence une augmentation constante des investissements, mais souligne la nécessité d’accélérer les efforts politiques pour atteindre les objectifs internationaux d’efficacité.

Le rapport souligne que l’augmentation de ces investissements peut améliorer la sécurité énergétique, réduire les coûts et limiter les émissions, autant d’éléments essentiels de la transition vers un avenir énergétique durable. L’analyse de l’AIE montre que l’intensité énergétique primaire mondiale, un indicateur clé de l’efficacité, devrait s’améliorer d’environ 1 % en 2024, soit un taux équivalent à celui de l’année dernière, mais inférieur aux progrès observés entre 2010 et 2019.
Ce taux d’amélioration modeste représente un défi pour les objectifs climatiques mondiaux fixés lors du sommet COP28 de l’année dernière à Dubaï, où près de 200 pays se sont engagés à doubler les gains d’efficacité d’ici 2030. Cet objectif nécessiterait que les taux d’amélioration annuels passent de 1 % actuellement à environ 4 % d’ici la fin de la décennie.
En réponse à cette situation, les gouvernements du monde entier ont mis en place ou renforcé des politiques visant à améliorer l’efficacité énergétique. Plus de 70 % de la demande énergétique mondiale est désormais régie par des réglementations récemment mises en œuvre ou actualisées. L’ Union européenne s’efforce d’atteindre un parc immobilier à zéro émission d’ici 2050 grâce à des réglementations strictes en matière de construction.
En Chine , les objectifs nationaux en matière d’efficacité énergétique ont été renforcés et les normes relatives aux appareils électroménagers ont été revues à la hausse. Parallèlement, les États-Unis ont révisé leurs normes de consommation de carburant en ciblant spécifiquement les véhicules lourds, et le Kenya a imposé des codes de construction axés sur l’efficacité énergétique pour toutes les nouvelles constructions.
Le directeur exécutif de l’AIE, Fatih Birol, a souligné l’importance stratégique de l’efficacité énergétique, déclarant : « L’efficacité énergétique est un pilier essentiel des transitions énergétiques sûres, abordables et inclusives. » Il a ajouté que l’AIE restait déterminée à collaborer avec les gouvernements pour donner la priorité à l’efficacité dans leurs cadres politiques. Birol a souligné la disponibilité des technologies nécessaires pour faire progresser l’efficacité énergétique et s’est dit optimiste quant aux récentes mesures politiques, mais a averti que des réponses politiques plus larges et plus rapides étaient nécessaires.
Pour atteindre les ambitions climatiques mondiales, le rapport recommande aux pays d’adopter des politiques d’efficacité énergétique plus complètes et d’accélérer les mises à jour réglementaires. Les initiatives actuelles, bien que prometteuses, ne parviennent pas à atteindre le rythme accéléré nécessaire pour atteindre l’objectif d’une amélioration annuelle de l’efficacité de 4 %. Par exemple, bien que les objectifs de l’Union européenne pour 2050 soient importants, leur alignement sur les objectifs climatiques mondiaux nécessitera une action plus intense et des délais plus courts.
Les conclusions de l’AIE surviennent à un moment crucial, dans un contexte de demande énergétique croissante et d’attention accrue portée au développement durable. Alors que les pays continuent de mettre en œuvre des politiques visant à accroître l’efficacité énergétique, le rapport met en évidence une voie claire : des mesures politiques rapides et renforcées associées à des investissements substantiels dans des technologies modernes et efficaces.
